L'huile de palme - Stop ou encore ?

Huile de palme - GhanaL'huile de palme fait polémique depuis plusieurs années. Elle serait présente dans la moitié de nos produits de consommation courante tant dans les produits alimentaires que dans les cosmétiques.

En moyenne, un français en consommerait deux kilos par an.

Avec l'huile de soja, l'huile de palme représente 60% de la production mondiale de l'huile végétale.
Pour certains, l'huile de palme constitue un avantage indéniable puisqu'elle permet de commercialiser des produits qui présentent un coût de fabrication moindre. Qui dit coût de fabrication faible, dit possibilité de vendre ces produits "préparés" moins chers aux consommateurs.
Pourtant pour dépenser moins, il se pourrait que ne pas acheter de plats préparés et effectuer ses préparations soit même puisse être plus intéressant financièrement.

Ceci ne tient bien évidemment pas compte du gain de temps que les plats préparés représentent. Pourtant, l'huile de palme n'est pas présente uniquement dans les produits dits "bons marchés".

Pour d'autres, l'huile de palme a un impact négatif important sur l'environnement.

En effet, pour pouvoir produire cette huile de palme une déforestation massive (Indonésie, Malésie, Côte d'Ivoire,...) a été mise en place afin de pouvoir la produire. Des populations seraient poussées à s'extrader et 98% des forêts de Malaisie seraient menacées. Pour ces personnes, l'huile de palme constitue uniquement un intérêt financier pour une minorité de la population qui s'enrichit sur le dos des populations de ces pays. 

Par ailleurs, cette déforestation massive nuit également à la biodiversité et risque d'engendrer une migration des populations locales vers d'autres régions. Les lobbyistes pro huile de palme argumentent cependant que la quantité produite sur une même superficie de terrain est nettement supérieure à celle produite pas d'autre huile et donc que la déforestation n'est pas plus importante pour cultiver de l'huile de palme que d'autres cultures (Colza, soja, ...). 

Cependant, n'oublions pas non plus que les déchets issus des autres cultures sont souvent utilisés également et donc que l'huile ne constitue pas nécessairement le seul rendement à prendre en considération.

S'il est vrai que l'on a fait pas mal d'erreur par le passé, devons-nous pour autant répéter ces erreurs ?

Il n'est d'ailleurs pas prouvé que les terres de culture actuelles ne sont pas suffisantes pour nourrir toute la population. De plus, ces cultures ne servent souvent pas à nourrir majoritairement les populations locales. 

huile de palmePour d'autres encore, la consommation importante d'huile de palme présenterait des effets néfastes sur la santé (effet cancérigène suspectée mais aucune étude ne le confirme ni ne l'infirme). Ceux-ci critiquent alors le fait que la grande majorité des gens ne savent pas ce qu'ils en mangent. Ceci est surtout dû au fait que les producteurs n'indiquent pas toujours suffisamment clairement que le produit est fabriqué à base d'huile de palme. 
On notera cependant qu'une trop grande consommation d'autres types de matières grasses (la matière grasse laitière, beurre de cacao, la graisse de porc ou de boeuf, ...) est souvent aussi néfaste qu'une consommation d'huile de palme. Cette argumentation est souvent utilisées. Les lobbystes pro-huile de palme joue donc sur le fait que cette huile de palme aurait des impacts équivalents sur la santé du consommateur à d'autres types de graisses. 

L'huile de palme se montre malheureusement encore souvent très/trop discrète sur les étiquettes et il n'est pas toujours évident de savoir si le produit que nous consommons contient ou non de l'huile de palme.
Notons toutefois que les produits biologiques ne sont pas forcément exempts d'huile de palme (on vend même de l'huile de palme brute). Néanmoins, sur la grande majorité des produits biologiques, lorsqu'ils contiennent de l'huile de palme, la composition du produits en fait mention. Ceci permettrait aux consommateurs de savoir plus facilement ce qu'ils consomment. On regrettera néanmoins l'antagonisme que l'usage d'huile de palme "bio" peut représenter au niveau écologique puisque outre l'aspect environnemental précité, il constitue un coût énergétique important pour le transport. Une lecture minutieuse des étiquettes permet d'avoir un indice quant à la présence d'huile de palme.

Exemple de composition qui peuvent indiquer la présence d'huile de palme :    

- huile de palme
- huile végétale ou matière grasse végétale
- l'huile de palmiste (huile de la graine du noyau du fruit de ce fameux palmier qui sert à fabriquer l'huile de palme et qui est encore plus riches en acides gras saturés (+/- 84% contre environ 53% pour l'huile de palme elle-même)
- E 471, E 472, E 304, E 305, E 481, sodium lauryl sulfaté; agents tensioactifs,... (ces appellations ne font cependant pas clairement la distinction entre les différentes huiles végétales mais lorsqu'elles apparaissent il est fort probable que de l'huile de palme ait été utilisée pour la fabrication du produits en question) 

L'huile de palme est par ailleurs régulièrement présente dans :

- les soupes en sachet,
- les margarines,
- le lait en poudre,
- le pâtisseries,
- les biscuits,
- les bonbons,
- ... 

Plus un produit est brut moins il y aura de chances que celui-ci contiennent de l'huile de palme.

Même si en 2014, les industriels devront indiquer clairement lorsque leur produit contient ou non de l'huile de palme, la grande majorité des consommateurs ne prennent pas le temps de lire en détail la composition du produit acheté. 

Face aux lobbyistes pro-huile de palme et aux lobbyistes anti-huile de palme, le consommateur a du mal à s'y retrouver. D'autant plus que l'huile de palme n'est pas la seule à faire polémique. On pensera entre autre au soja (souvent issu de culture OGM), aux huiles hydrogénées (dont parfois aussi obtenues à base d'huile de palme) qui apportent de acides gras trans, .... . 
On sait la pression que certains grands groupes peuvent exercer sur nos représentants européens mais pourtant si quelque chose doit changer, cela doit être décidé au niveau européen (exemple: une taxe dissuasive sur l'huile de palme et les produits en contenant).

Actuellement l'usage d'huile de palme fait polémique. Que l'on soit pour ou contre, chacun a peut-être en partie raison. Cependant, c'est certainement toute notre manière de consommer et de s'alimenter qui pourrait être remise en question. Aujourd'hui, nous parlons beaucoup de l'huile de palme, demain nous parlerons peut-être plus des additifs alimentaires (colorants artificiels, exhausteurs de goût, sel, sucre, ...) qui font que certains produits préparés semblent meilleurs au goût. Nous pourrions également évoquer l'aluminium dans les déodorants, les produits ménagers qui font que l'air intérieur de certaines maisons est parfois plus nocif que l'air extérieur. Bref, l'huile de palme c'est un peu le débat du moment.

Histoire à suivre ...

Commentaires   

 
+1 #3 bleu blanc rouge 19-05-2015 16:17
Cette huile, c'est une horreur, je n'achète plus de soupes en sachets. Une bonne soupe de légumes, une grosse casserole pour ne pas être toujours dans les "pluches" je la mets en bouteilles au frigo, tranquille pour 4 ou 5 jours
Je vais être plus vigilante quant aux produits que j'achète; Il faut réagir en n'achetant plus ces produits.
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+2 #2 Julie1965 03-04-2013 20:09
personnellement , je crois que c'est aux consommateurs de réclamer des produits de qualité. Si le consommateur ne fait rien ou ne consomme pas autrement, c'est qu'il accepte. Moi je fais la cuisine avec des produits de base. Plus le produit est basique moins il y a de chances d'avoir des ajouts de produits litigieux.
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+3 #1 François 01-04-2013 20:51
Personnellement , je pense que l'huile de palme est vraiment un produit merdique. On devrait l'interdire. Moi, je fais tout pour éviter d'ingurgiter cet ingrédient nauséabond.
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